Adieu à mes peurs - Maxime Dumas

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Adieu à mes peurs

Adieu à mes peurs - Maxime Dumas

J’ai toujours eu une peur bleue des hauteurs, à un point, où quand j’étais jeune, j’évitais de dormir sur un lit superposé, de peur de tomber dans le vide. C’était vraiment une peur maladive qui restreignait fatalement certaines interactions sociales. En effet, mes amis, conscients de cette frayeur, ne manquaient pas de se moquer de moi de toutes les façons possibles. De la soirée organisée sur la terrasse du bâtiment, jusqu’au miroir en guise de descente de lit, rien ne semblait les arrêter. Bien entendu, je m’étais depuis longtemps exercé à combattre cette phobie de plusieurs manières, mais toutes mes tentatives, si elles n’ont pas été vaines, n’ont fait qu’accentuer mes craintes des hauteurs. Toutefois, je ne me sentais pas non plus, perdu au point de devoir consulter un spécialiste pour me faire soigner. En même temps, il faut avouer que ce n’était pas une chose à laquelle j’étais confronté au quotidien.

La peur au ventre

Je me disais néanmoins, que je devais tout essayer pour m’en défaire. C’est alors que des amis me proposèrent de m’aider dans ce sevrage. Ils avaient organisé une sortie dans un parc non loin de l’université, et que je devrais vraiment venir, histoire aussi de m’aérer la tête. Je n’étais pas contre l’idée. Que pouvait-il m’arriver de bien méchant dans un parc ? Je n’avais pas idée de mon énorme erreur sur le moment. Ce parc se rapprochait plus d’une salle de torture pour moi, qu’un endroit où se détendre. Nous dûmes traverser des ponts suspendus, sauter par-dessus de petites crevasses, et escalader de petits monts. Nous étions si hauts, que j’avais du mal à respirer. Il aurait peut-être fallu faire une analyse de l air avant de grimper. Comment ont-ils pu m’entraîner là-dedans ?

Ma délivrance

Vers la fin de la journée, il ne nous restait plus qu’une attraction à visiter, après de longues randonnées, et un pique-nique en forêt, qui fut riche en bestioles. Pour sortir du parc, il y avait un certain raccourci qui nous aurait très vite ramenés en bas de la montagne, et ce raccourci en question ne me plaisait pas du tout. Pour quelqu’un qui a le vertige, il n’y a pas pire moyen de locomotion que la Tyrolienne, et pourtant, je me suis lancé. Et là, je me surpris à apprécier le moment, le paysage, et même la hauteur. C’était mon baptême de l’air, et je fus accueilli en héros une fois descendu. Ma peur du vide s’était évanouie.