L’art de la calligraphie - Maxime Dumas

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L’art de la calligraphie

L’art de la calligraphie - Maxime Dumas

J’apprécie l’art de la calligraphie depuis longtemps. J’ai même réalisé de nombreuses lettres arabes avec des formes de toutes sortes : un sage soufi qui danse, un oiseau bleu, des dunes dans le désert… Cette activité me repose vraiment. Lorsque je suis concentré, je n’entends plus ce qui se passe autour de moi. Je peux rester pendant des heures à manier les pinceaux ou les plumes, les encres de couleur, à tracer des modèles recopiés sur d’autres préexistants ou à en créer. Ces moments sont précieux dans ma vie.

Évidemment, je ne peux pas me consacrer à ma passion tout le temps. J’ai d’autres obligations, comme tout le monde, au travail, dans la famille ou à la maison. L’autre jour, alors que je devais emmener ma fille à son traitement de l acné, j’ai failli oublier. Elle a dû monter, frapper plusieurs fois à la porte avant que je réponde, et même m’appeler sur mon téléphone portable. Je répondis, surpris de son appel, et je la grondais, car elle n’était pas censée sortir de la maison. Elle me répliqua qu’elle était devant la porte de mon bureau depuis un bon quart d’heure et qu’elle n’arrivait pas à me faire ouvrir.

Quand je vis l’heure, je posais tout mon matériel brusquement, ce que je ne fais jamais habituellement. Je prends toujours le temps de tout ranger, de nettoyer mes pinceaux et mes encriers. Mais, dans la panique, je posais tout et j’enfilais une veste. Je descendis les escaliers rapidement. Nous étions en retard. Je fonçais sur la route. Enfin, nous sommes arrivés, et, à peine cinq minutes après, elle était prise pour son rendez-vous. J’attendis dans un café à côté. La conscience de ce que j’avais laissé dans mon bureau me revint. J’avais oublié une encre qui séchait rapidement quand elle était ouverte. De plus, elle était très difficile à se procurer.

J’avais un bon quart d’heure encore devant moi. Je pouvais aisément faire l’aller, puis le retour en me dépêchant. Je pris ma voiture et je roulais à toute allure. J’eus presque un accident avec un autre véhicule, une camionnette, qui était prioritaire sur une intersection. Je ne l’avais pas vu. Le conducteur freina au dernier moment. Je pénétrais dans ma maison, je montais au premier étage, où se trouvait mon antre. Je trouvais mon encrier avec l’encre qui n’avait pas encore séché. J’eus tout juste le temps de bondir de nouveau dans ma voiture pour aller chercher ma fille.