Les publicités dans le métro - Maxime Dumas

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Les publicités dans le métro

Les publicités dans le métro - Maxime Dumas

C’est trop. Je n’aime plus du tout prendre le métro à Montréal. Il y a des annonces partout, tellement, qu’on a l’impression d’être bombardés dans un monde de consommation et d’avarice. Une botox, un restaurant servant des côtes-levées, le magasin de vêtements le plus proche, le rafraîchisseur d’air en canette qui sent le plus frais, les restaurants de « fast-food », des sous-vêtements, des souliers, des électroniques, des billets de hockey, et j’en passe. Depuis déjà plusieurs années, ils ne sont pas seulement encadrés dans des endroits spécialisés ; ces annonces recouvrent les planchers, les escaliers, des murs entiers, et sont même parfois diffusées en direct sur internet (je pense ici, entres autres, à l’annonce « job plate » de Bell Mobilité, il y a un peu plus d’une décennie de ça).

Est-ce que c’est juste moi, ou est-ce du harcèlement ? J’ai vraiment l’impression de me faire crier par la tête que du moment où je sors du métro, parfois même, avant, car les magasins et les restaurants sont situés dans les tunnels du métro, je dois absolument dépenser de l’argent. Je ne peux même pas tourner les yeux dans une direction ou une autre, à droite, à gauche, en haut, en bas, sans voir une publicité qui cherche à attirer mon attention et à me convaincre ou me tenter d’acheter, ou simplement de m’informer de telle ou telle formation.

Certes, parfois, ce sont des annonces utiles qu’on retrouve. Des festivals, des cours et des colloques affichent des publicités pour leurs événements ou pour l’apprentissage qu’on peut y faire. D’autres fois, des organismes à but non-lucratif nous demandent de l’aide, ou de l’argent, ou les deux. Il y a aussi quelque rares annonces qui nous incitent à faire de l’exercice, à rester à l’école, ou à arrêter de fumer. Mais, je dois dire que c’est loin d’être la majorité, et quoique j’aime lire ces affiches-là, la plupart m’agressent.

Y aurait-il moyen de diminuer l’impact des annonces publicitaires dans la ville ? On en a déjà assez de se faire bombarder par les espaces publicitaires à la télévision qui durent plusieurs minutes pendant l’émission. On a parfois l’impression de voir plus de clips qui nous offrent des beignes, des robes ou des hamburgers, que de clips du programme ou du film que nous sommes en train de regarder.

J’imagine que la meilleure façon de faire diminuer les pubs, c’est en arrêtant de dépenser autant.