Une partie de ping-pong - Maxime Dumas

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Une partie de ping-pong

Une partie de ping-pong - Maxime Dumas

Je n’ai jamais vraiment été doué dans les sports, les ayant presque tous déjà essayés. J’étais donc sans cesse à la recherche de celui qui me conviendrait et qui me donnerait envie de continuer.

Une personne difficile

Il faut savoir que le sport était toujours au rendez-vous, même au bureau, étant donné que la plupart de mes collègues étaient des hommes. Certains préféraient le hockey, d’autre le golf, et le reste, était des inconditionnels du soccer. Ce dernier avait même donné lieu à une grosse dispute au travail, l’équipe de l’un ayant battu l’équipe de l’autre. Je n’étais pas vraiment de ce bord-là, mais si j’y connaissais quoi que ce soit, j’aurais volontiers participé à la chicane. Pour ce qui est des sports de combat, il n’en était pas question. Ma frêle corpulence ne pouvait me permettre ce luxe.

Une bien opportune découverte

C’est ainsi que, cherchant un moyen de faire partie de la société de par mes loisirs inexistants, je tombais sur une publicité sur les réseaux sociaux. Il ne s’agissait de rien de bien violent, de rien de bien macho, mais au premier regard, cela m’avait plus. C’était du ping-pong, et pour ceux qui l’ignorent, il s’agit d’une sorte de tennis miniature, que l’on joue sur une petite table. Pendant plusieurs minutes, je me suis extasié devant les démonstrations de dextérité des joueurs, et ni une ni deux, j’obtins l’adresse de la salle où ce « sport » nouveau pour moi avait établi son arène. N’étant pas très loin, je décidais de m’y rendre à la pause du dîner. Quel ne fut mon bonheur quand je tins pour la première fois cette petite raquette dans la main.

Finalement !

Le jeu était facile et convivial, et pourtant, j’avais l’impression de me donner à fond comme dans l’un de ces sports de spectacle. Je me surpris même à faire quelques vannes à mon adversaire quand il m’arrivait de marquer un point. La seule chose qui m’a dérangé était le fait de ramasser cette petite balle espiègle qui, quand ma main s’approchait, s’éloignait de plus belle. Sans le savoir, j’avais largement dépassé mon heure de pause. Ainsi, suintant de partout, et ayant certainement eu besoin d’un Traitement hyperhidrose Rosemère, je me hâtais au bureau. Après quelques réprimandes et deux, trois excuses bidons de ma part, j’ai pu éviter la potence. Je n’en avais que faire, je me suis décidé à revenir jouer le lendemain. J’ai enfin pu trouver un sport qui me convenait à la perfection, et je ne manquerai certainement pas d’en parler.